Je regarde, le sourire aux lèvres, Cette fillette qui saute comme une chèvre Sur chaque marche de l’escalier imposant, Sous l’œil attentif des parents.
Arrivé en bas, en un signe triomphal, elle lève les bras bien haut, Sous le regard amusé de sa mère. Le père porte le petit frère, Qui dort profondément, bien au chaud.
La fillette se place entre ses parents, Donnant une main à chacun d’eux. Le père regarde sa famille d’un air heureux, Pendant que la mère parle à sa fillette, en souriant.
Je les regarde sortir par la grande porte Sous l’emprise d’une émotion forte. Un mélange de bonheur et de mélancolie, Qui font que je les envie.
Ce temps me manque tellement ! Prendre la main d’un enfant. Sentir sa joie de vivre Comme une liqueur qui nous enivre.
Entendre un rire venant du cœur, Contempler ses yeux rieurs, Pouvoir consoler ses pleurs, Et effacer toutes ses peurs, Dans un sens du partage immense Entre un adulte et l’enfance, Qui nous ramène à ce que nous avons été, Et à ce que nous avons déjà partagés.
Je reprendrais ce rôle avec joie, Même si en étant grand-papa, Je vais revivre, différemment Tous ces grands moments.
Mais il y a une chose que je ne pourrai faire C’est de remplacer cet autre être cher, Qui comblera les besoins de cet enfant, Les caresses d’une grand-maman.