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Le chemin d'Éros

  : Ajouté le 27/7/2007 à 12:09 PM

Tu me regardes et je suis troublé,
Par ce que je vois dans tes yeux.
Cette flamme qui cherche à consumer
Ce désir de toi qui me rend si anxieux.
Lentement, tu t'avances vers moi
De ce pas dansant, empreint de promesse.
Hypnotisé, je reste là,
Admirant ta démarche de chasseresse.
Je suis pris au piège de ta sensualité,
De la chaleur de ton corps tout contre le mien.
La douceur de tes lèvres, dans un geste calculé,
Effleure ma bouche et continue leur chemin.
Mes doigts cherchent, dans la forêt soyeuse de tes cheveux,
Le chemin qui descend vers la courbe de tes épaules.
Ma bouche s'attarde sur ton oreille et tous ses creux,
Descend sur ton cou, sur ta nuque et la frôle.
Mes doigts découvrent lentement les sentiers de ton dos,
Pour finalement atteindre le creux de tes reins.
Ils reprennent, en sens inverse, allant vers le haut,
Afin d'inviter ma bouche à suivre le même chemin.
Goûtant à la saveur unique de ta peau,
Mes doigts continuent de répondre à l'appel.
Ils suivent la descente de ton dos,
Pour glisser sur tes fesses et tes cuisses, sans oublier une parcelle.
Après que ma bouche ait imité mes doigts,
Je te retourne face à moi.
Je veux m'imprégner de ta féminité.
Je veux que dans mes yeux, tu vois à quel point je peux te désirer.
Mes lèvres cherchent avidement la saveur de ta bouche
Auquel tu réponds d'une manière sensuelle et farouche.
Nos deux corps se rapprochent, se touchent,
On s'agenouille, on se couche.
Ma main caresse entre tes deux seins.
Mes doigts se mettent à suivre leurs courbes.
Ils s'approchent lentement, d'une manière fourbe,
Pour saisir le mamelon durcit, qu'ils ont enfin atteints.
Ta respiration augmente de cadence.
Ta langue se promène sur tes lèvres.
Dans tes yeux, je vois le désir se transformer en fièvre.
Tes yeux ... comme le cristal dont ils ont pris la brillance.

Tout mon corps descend lentement.
S'attardant sur chaque parcelle de peau,
Ma langue décide d'arrêter cette descente,
Car c'est toute ma bouche qui veut savourer tes seins.
Dessus, dessous, de chaque côté, ma bouche s'impatiente.
Voyant les mamelons, elle part à l'assaut.
Mes lèvres se referment sur ces bouts durcis, mordillant.
Ma bouche ne veut pas arrêter, car de toi, elle a faim.
Mais il y a d'autres espaces à explorer.
Continuant son chemin, allant de chaque côté,
Ma bouche atteint ton ventre, qu'il couvre de baiser,
Après que ma langue y soit passé.
Tout mon torse ressent cette chaleur intense
Qui se dégage de cet antre de volupté.
Ma bouche est au début de ce triangle duveteux.
Ma langue hésite devant le Mont de Vénus,
Elle semble redouter la puissance de ce feu
Qui couve entre les lèvres de cette fleur de lotus.
Elle change de trajet, prenant l'autre sens,
Suit le triangle, sur ses côtés.
Enfouissant mon visage entre ses cuisses,
Je fais le tour du volcan.
Ma langue fouillant avec délice,
Chaque coin et recoin, ardemment.
Je ne peux attendre plus longtemps.
Mes doigts écartent les lèvres et ma langue le trouve,
Cette extension du plaisir, ce bouton de l'amour.
Je voulais le déguster et je le lui prouve.
C'est un moment, que toujours, je savoure,
Seconde après seconde, en profitant de chaque instant.
Soudain, mon coeur entame une danse,
Conduite par la symphonie de tes gémissements,
Et accompagné par tes hanches qui se balancent
Au rythme du chef d'orchestre, ma langue et son chant.
Mais cette chanson change soudain de tonalité,
Car ma langue décide de plonger au coeur du volcan.
Émerger, replonger, revenir au bouton d'amour.
Je suis sans cesse le même parcours,
Mais en le faisant toujours plus hardiment
Jusqu'à ce que mon désir de toi me dise d'arrêter.

Je veux que nous ne faisions plus qu'un,
Que nos plaisirs se mêlent en un seul parfum.
Je veux voir tes émotions sur ton visage,
Que tu m'étreignes comme si j'étais une bouée de sauvetage.
Ma bouche monte rejoindre ta bouche.
Tes hanches se collent à moi, d'une manière farouche,
Emprisonnant mon génitoire entre tes cuisses,
Doucement, je sens ton intérieur, dans lequel je glisse.
Chaleur, douceur, sensation exquise.
Je suis en toi ... liés ensemble.
Sur nos visages, on y lit de nouveau la surprise
Et, comme à chaque fois, je tremble.
J'explore cette caverne de délice
Dans un lent mouvement de va-et-vient.
Tu suis d'abord le mouvement, comme un caprice,
Jusqu'à ce que, dans mon dos, se pose tes mains.
Rotation, va-et-vient, encore et encore.
Je sens le frémissement qui s'empare de nos deux corps.
Nos langues se retiennent avec passion.
Dans mon dos, je sens tes ongles et leur agression.
Je vois sur ton visage, l'explosion qui arrive,
Et j'en suis d'ailleurs à ma dernière tentative.
Je n'en peux plus ... Plus rien n'existe.
Rien, sauf cette merveilleuse douleur qui insiste.
Comme un signal, ma chaleur t'a inondé,
T'emmenant avec moi dans le monde de la jouissance,
Qui est, à chaque fois, une nouvelle expérience,
Comme un feu d'artifice sans cesse renouvelé.
Comme toujours, je regarde tes yeux
Et, comme à chaque fois, leurs éclats m'éblouis.
Je t'embrasse tendrement pour cette magie
Et pour te remercier de ces moments précieux.
Tout en te caressant, couché à côté de ta nudité,
Je ne peux m'empêcher de continuer à admirer
Tes yeux, où se reflète tout ton amour,
Tes lèvres, qui prononcent ces mots si cher à mon coeur,
Tes bras, qui m'apporte joie et réconfort,
Tous les sentiments qui passent par ton corps.
Ta féminité, dont je suis le seul adorateur,
Ton sourire, qui m'apporte tant de chaleur,
Ton intelligence, qui fait mon bonheur.
Dans un moment aussi intense que celui-ci,
Je voudrais pouvoir mettre dans un seul cri,
Tous mes sentiments, mes émotions, mes sensations suprêmes.
Mais je ne peux que te dire ces deux mots, bien blêmes :

"Je t'aime !"

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Le silence

  : Ajouté le 24/6/2007 à 02:18 PM

Il existe des silences,
Qui veulent dire beaucoup,
Il existe des mots,
Qui n'en valent pas le coup.

Des silences mortifiants,
Ceux que tu m'infliges,
Des mots absents,
Ceux que tu négliges.

Il existe des paroles,
Qui sont rassurantes,
Il existe des phrases,
Qui sont consolantes.

Des paroles magiques,
Celles que tu malmènes,
Des phrases féeriques,
Comme un Je t'aime.

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Mélancolie

  : Ajouté le 23/6/2007 à 07:38 PM

Je regarde, le sourire aux lèvres,
Cette fillette qui saute comme une chèvre
Sur chaque marche de l’escalier imposant,
Sous l’œil attentif des parents.

Arrivé en bas, en un signe triomphal, elle lève les bras bien haut,
Sous le regard amusé de sa mère.
Le père porte le petit frère,
Qui dort profondément, bien au chaud.

La fillette se place entre ses parents,
Donnant une main à chacun d’eux.
Le père regarde sa famille d’un air heureux,
Pendant que la mère parle à sa fillette, en souriant.

Je les regarde sortir par la grande porte
Sous l’emprise d’une émotion forte.
Un mélange de bonheur et de mélancolie,
Qui font que je les envie.

Ce temps me manque tellement !
Prendre la main d’un enfant.
Sentir sa joie de vivre
Comme une liqueur qui nous enivre.

Entendre un rire venant du cœur,
Contempler ses yeux rieurs,
Pouvoir consoler ses pleurs,
Et effacer toutes ses peurs,
Dans un sens du partage immense
Entre un adulte et l’enfance,
Qui nous ramène à ce que nous avons été,
Et à ce que nous avons déjà partagés.

Je reprendrais ce rôle avec joie,
Même si en étant grand-papa,
Je vais revivre, différemment
Tous ces grands moments.

Mais il y a une chose que je ne pourrai faire
C’est de remplacer cet autre être cher,
Qui comblera les besoins de cet enfant,
Les caresses d’une grand-maman.

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Chantez la pomme !

  : Ajouté le 23/6/2007 à 07:36 PM

Vos yeux couleur de miel,
Ont enfermé mon âme,
Dans une cage de charme,
Coloré par l’arc-en-ciel.

Vos cheveux, couleur d’ébène,
Ont tressé une chaîne,
Allant de votre cœur, au mien
Unissant nos destins.

Vos lèvres sensuelles,
Lancent un puissant appel,
Celui du grand amour,
Que vous cherchez toujours.

Votre sourire et votre rire,
Fait chanter les anges,
Qui parlent de vos louanges,
Avec un immense plaisir.

Votre corps de déesse,
Attirent les caresses,
Faisant damner les pauvres hommes,
Même s’ils sont à leur summum.

Descendante directe d’Aphrodite,
Vous montrez de façon explicite,
Que vous êtes l’image même de la féminité,
De la tête aux pieds !

Vous me rendez fou…
Vous me rendez jaloux…
Oui ! Je l’avoue…
Un mot de vous,
Ferait de moi un voyou,
Ou un simple joujou…
Vous m’avez ensorcelé…
Votre visage est devenu mon obsession.
Vous êtes dans toutes mes pensées,
L’apogée de mon admiration.
Vous tenir entre mes bras,
Est le plus cher de mes désirs.
Et, vous passez l’anneau au doigt,
La seule manière de le conquérir.

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Le bon vouloir ne suffit pas !

  : Ajouté le 22/6/2007 à 09:49 PM

Changement de milieu, changement de décor,
Tout en étant au même endroit.
Toujours le même fonctionnement, les mêmes efforts,
Mais venant de nouvelles voix.

Changer le monde, améliorer la société,
Sans pourtant reconnaître le bon diagnostic.
Ce qui fait que notre analyse est biaisée,
Et nos propositions de remèdes, statiques.

Ce virus a pourtant un nom : l’économie !
Source de performance à outrance et de la compétitivité.
Dont nous essayons de trouver l’harmonie,
En augmentant les compétences permettant de compétitionner.

Nous avons oublié de tenir compte de l'histoire,
Nous avons oublié ses nombreuses leçons.
L'économie ne sert pas l'ensemble de la population,
Mais uniquement une élite notoire.

Et pour cette même population, l'économie apporte :
Un accroissement des maladies professionnelles
Les accidents de travail qui augmentent sans cesse,
Un écart grandissant entre les pauvres et l’industriel,
Une amplification des causes de stress,
Et une déshumanisation qui nous escorte.

Pourtant, nous continuons à faire les mêmes erreurs :
Faire tout en notre pouvoir pour retourner les gens,
Dans ce mirage dévastateur,
Qui fait plus de victimes qu’une guerre de cent ans.

Pire encore : nous donnons de faux espoirs
À ceux qui croient au changement.
Car nous leur disons qu’il y a un échappatoire,
Mais nos actes sont incohérents.
Puisque nous sommes des professionnels de la misère humaine,
Qui ne font que l’entretenir.
Car s’il fallait que nous éradiquions ce phénomène,
Nous nous retrouverions sans avenir.

Ce qui nous manque pour transformer la société,
Est ce qu’on appelle la véritable solidarité.
Une solidarité bâtie sur le genre humain,
Où la vie sera prioritaire sur les profits,
Où tout le monde se tendra la main,
Avec un seul objectif : l’harmonie.

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